L'entre-deux-guerres, cette période cruciale entre la fin de la Première Guerre mondiale en 1918 et le début de la Seconde en 1939, a profondément marqué l'Europe et le monde. Loin d'être une simple pause, elle fut une décennie de tensions politiques, de bouleversements économiques et de mutations sociales qui ont forgé le visage du XXe siècle. Comprendre cette période est essentiel pour saisir les dynamiques qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale.
L'Europe et le monde entre les deux guerres : un équilibre instable (1918-1929)
Après la "Grande Guerre", la démocratie libérale semblait triompher, mais elle fut rapidement remise en question, notamment dans les nouveaux États où elle s'était implantée. Ces nations se transformèrent souvent en régimes autoritaires, signe d'une fragilité politique sous-jacente.
Les relations franco-allemandes et la question des réparations
La France, bien que victorieuse, était épuisée et redoutait un retour en force de l'Allemagne. Elle se voyait comme le "gendarme de l'Europe", une vision mal accueillie par les puissances anglo-saxonnes qui craignaient une domination française économique et militaire. Avec un déficit budgétaire immense et de lourdes dettes de guerre, la France exigeait le paiement des réparations allemandes pour éviter la banqueroute.
- Le Traité de Versailles (1919) avait imposé des réparations à l'Allemagne, fixées à 132 milliards de marks-or en 1921.
- Raymond Poincaré, chef du gouvernement français dès 1922, était un fervent partisan de l'exécution intégrale du traité.
- Britanniques et Américains, en revanche, souhaitaient un redressement rapide de l'Allemagne, par crainte d'une révolution en Europe centrale et pour créer un rempart contre l'URSS. Ils s'inquiétaient aussi d'une Europe continentale dominée par la France.
La crise de la République de Weimar et l'occupation de la Ruhr
La jeune République de Weimar, née dans l'agitation révolutionnaire (insurrection spartakiste en 1919), traversait d'immenses difficultés économiques et financières. L'instabilité politique était constante, avec des troubles ouvriers et la pression de l'armée. Des groupes ultranationalistes réclamaient l'annulation du Traité de Versailles et n'hésitaient pas à recourir au terrorisme.
En 1922, le gouvernement allemand déclara son incapacité à payer ses dettes et réclama un moratoire. La France refusa, exigeant en échange la remise temporaire des mines de la Ruhr. Appuyée par la Belgique et l'Italie, malgré les protestations anglaises, la Ruhr fut occupée par les troupes franco-belges en janvier 1923. Berlin réagit par une résistance passive, entraînant une grève générale et une décomposition monétaire, aggravant la crise économique allemande.
Le Plan Dawes et la détente franco-allemande
Face à l'impasse, le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Gustav Stresemann, accepta de reprendre les négociations. Présidé par le banquier américain Charles Dawes, un comité d'experts réduisit la dette allemande en 1924. La France dut évacuer la Ruhr et une partie de la Rhénanie. L'Allemagne bénéficia alors d'investissements britanniques et surtout américains pour rembourser sa dette, faisant des investissements américains les régulateurs de l'économie européenne.
- L'acceptation du Plan Dawes ouvrit la voie à de nouvelles relations franco-allemandes.
- Le Traité de Locarno (octobre 1925) fut une étape décisive : l'Allemagne, la France et la Belgique s'engagèrent à ne pas s'attaquer mutuellement. L'Allemagne reconnut ses frontières occidentales mais refusa les mêmes engagements pour ses frontières orientales.
- L'Allemagne fut admise à la Société des Nations (SDN) en 1926, marquant l'"esprit de Locarno" et l'espoir d'une paix durable en Europe de l'Ouest.
- L'apogée de la sécurité collective fut atteinte en 1928 avec le Pacte Briand/Kellogg, signé par soixante-trois pays, qui condamnait le recours à la guerre comme instrument de politique nationale.
- En 1929, le Plan Young, présidé par Owen Young, réduisit la dette allemande à 38 milliards de marks, avec des paiements échelonnés jusqu'en 1988. En 1930, les troupes françaises, belges et britanniques se retirèrent de la Rhénanie, laissant espérer une paix européenne assurée.
La démocratie face aux défis et la montée des régimes autoritaires
Malgré l'apparente prospérité et détente, la démocratie était fragile, en particulier dans les nouveaux États d'Europe centrale et orientale.
Les difficultés des nouvelles Républiques
Dans l'après-guerre, la démocratie parlementaire devint le modèle de gouvernement en Europe, sauf en Union soviétique. Cependant, dans les pays d'Europe centrale et orientale, ces régimes, inspirés du système français, étaient souvent faibles et contestés.
- Les nouvelles catégories sociales (paysannerie, classes populaires) accédèrent à la vie politique, mais manquaient de pratique du système représentatif.
- Des difficultés économiques persistantes et la construction d'une identité nationale rendaient la démocratie instable.
- Les partis agraires populistes ou socialistes et communistes attiraient les populations rurales et ouvrières.
- Dans les pays à forte population paysanne illettrée et faibles classes moyennes, les élites traditionnelles manipulaient les forces populaires. La démocratie fut attaquée par la montée du communisme et des mouvements autoritaires, surtout dans les pays vaincus ou mécontents.
Le cas de l'Italie : l'essor du fascisme
L'Italie sortit de la guerre avec de lourdes pertes humaines, des régions dévastées, une forte inflation et un endettement massif. La "victoire mutilée" (les Alliés ne tinrent pas toutes leurs promesses territoriales) engendra un fort mécontentement populaire. Le régime parlementaire, instable et jugé incapable de répondre aux problèmes du pays, fut attaqué.
- De 1919, l'agitation sociale se développa : grèves ouvrières, usines occupées, occupations de terres par les paysans. Le gouvernement était impuissant, alimentant la peur de la révolution parmi les classes possédantes.
- Des mouvements paramilitaires, les "Fasci", émergèrent, composés d'anciens combattants, de petite bourgeoisie et d'étudiants. Ils voulaient balayer le régime parlementaire "faible, corrompu et discrédité" par une action radicale.
- Benito Mussolini, ancien membre du Parti socialiste, créa son journal nationaliste Il Popolo d'Italia puis le Parti national fasciste (PNF) en 1921. Son programme nationaliste, autoritaire, antisocialiste et antisyndical lui valut le soutien des classes moyennes et industrielles.
- Les fascistes, organisés en "squadre" (escouades de combat) dès 1920, menaient des expéditions violentes contre les grévistes, socialistes, libéraux et communistes, souvent avec le soutien des industriels et propriétaires terriens, et l'inaction de la police.
- En octobre 1922, insatisfait des résultats électoraux, Mussolini organisa la "Marche sur Rome". Le Roi Victor-Emmanuel III, avec l'accord des milieux dirigeants, chargea Mussolini de former le nouveau gouvernement, au lieu de mobiliser l'armée. Mussolini devint chef du gouvernement.
- Après avoir modifié la loi électorale pour favoriser son parti, Mussolini obtint la majorité absolue aux élections d'avril 1924, grâce au soutien financier de la grande industrie et à la terreur contre l'opposition.
- L'assassinat du leader socialiste Giacomo Matteotti en juin 1924 par des squadristes, dénonçant les violences électorales fascistes, permit à Mussolini d'instaurer un régime autoritaire face à une opposition désunie. Les lois "fascistissimes" de 1926 abolirent le régime libéral en Italie.
La Russie de Lénine à Staline : la consolidation du pouvoir bolchevique
Après la paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne (1918), les bolcheviks durent faire face à une guerre civile dévastatrice. Ils instaurèrent des mesures radicales :
- Dissolution de l'Assemblée, interdiction des journaux d'opposition, répression par la Tcheka (police politique).
- L'Armée rouge, organisée par Trotski, combattit les Armées blanches contre-révolutionnaires et repoussa l'intervention étrangère. La guerre civile causa au moins 7 millions de morts, principalement des civils.
- Le "communisme de guerre" (nationalisation des entreprises, réquisition des produits agricoles) fut mis en place pour soutenir l'effort de guerre. Il provoqua une forte opposition paysanne, brisée par l'armée et la Tcheka.
Le pays était épuisé, l'économie en ruine. Lénine introduisit la Nouvelle Politique Économique (NEP) en 1921, pour redémarrer l'économie et consolider le régime. Elle réduisit temporairement le contrôle bolchevique sur l'agriculture et rétablit partiellement l'économie de marché. En 1928, la production agricole et industrielle retrouva son niveau de 1913. La NEP était un "capitalisme limité pour un temps limité".
Après la mort de Lénine en 1924, la lutte pour le pouvoir opposa principalement Staline, secrétaire du Parti, et Trotski. Staline, prônant le "socialisme dans un seul pays", parvint à écarter Trotski et ses partisans, qui furent chassés du Parti en 1927 et exilés en 1928. Vers 1929, Staline était le vainqueur incontesté de cette lutte.
La Tchécoslovaquie : une démocratie fragile au cœur de l'Europe
La Tchécoslovaquie, nouvel État créé après la Première Guerre mondiale, établit une Constitution démocratique inspirée de la France et des États-Unis en 1920. Tomáš G. Masaryk fut élu président, exerçant une forte autorité jusqu'en 1935.
- Économie : Le pays hérita de la majeure partie des industries des Habsbourg, avec des ressources premières abondantes, une industrialisation avancée et une main-d'œuvre nombreuse, permettant un bon démarrage économique.
- Population : C'était un État multinational (32% de minorités : Allemands, Hongrois, Ruthènes), avec des tensions entre Tchèques (souvent protestants et plus riches) et Slovaques (catholiques et plus pauvres).
- Relations internationales : Edvard Beneš, ministre des Affaires étrangères, cherchait à protéger la Tchécoslovaquie. Il inspira la création de la Petite-Entente (alliance militaire avec la Yougoslavie et la Roumanie en 1920). Des accords militaires furent également signés avec la France (1925) et l'URSS (1935).
- Vie politique : Le parti social-démocrate était le plus puissant après-guerre, mais le parti communiste tchécoslovaque naquit en 1921. Masaryk fut une figure emblématique, réélu en 1927 et 1934.
Cependant, la Tchécoslovaquie dut faire face aux revendications sécessionnistes des Allemands des Sudètes, soutenues par l'Allemagne nazie après 1933. Konrad Henlein réclama l'autonomie pour sa nationalité. Edvard Beneš, devenu président, fut contraint d'accepter les Accords de Munich en septembre 1938, où la France et le Royaume-Uni, pour éviter un conflit, obligèrent Prague à céder la région des Sudètes à l'Allemagne.
Le cas de la Pologne : instabilité politique et coup d'État
La Pologne, également dotée d'une constitution démocratique inspirée de la France, connut une grande instabilité due à de fréquents changements de gouvernement. L'économie était en difficulté au début des années 1920, avec un chômage croissant et une crise économique que le gouvernement démocratique était incapable de résoudre rapidement. En 1925, l'ancien général de l'armée polonaise Józef Piłsudski organisa un coup d'État et devint président, instaurant un régime autoritaire.
Le cas de la Hongrie : de la République soviétique au régime autoritaire
Après-guerre, la scène politique hongroise était dominée par les libéraux et sociaux-démocrates, mais leur coalition échoua à mener les réformes sociales nécessaires. La propagande communiste trouva un terrain favorable, menant à la proclamation d'une République soviétique en mars 1919. Le pays sombra dans l'anarchie, et le gouvernement communiste capitula après l'intervention des troupes roumaines, tchécoslovaques et yougoslaves. Les conservateurs nationalistes reprirent le contrôle, et l'amiral Miklós Horthy, héros de guerre, établit un régime autoritaire qui dura près d'un quart de siècle.
La crise américaine de 1929 et ses répercussions mondiales
Les années 1920 furent une période de forte croissance aux États-Unis et en Europe, marquée par la spéculation et un boom du système de crédit. Cependant, cette prospérité fut brutalement interrompue.
Le Krach de Wall Street et la Grande Dépression
La crise éclata en octobre 1929 avec le Krach de Wall Street (bourse de New York). La spéculation entraîna une chute vertigineuse de la valeur des actions, avec une perte virtuelle d'environ 30 milliards de dollars. Les conséquences économiques, sociales et politiques furent immédiates et profondes.
- Marasme européen : Dès 1930, la crise toucha l'Europe. La production industrielle chuta, les prix baissèrent et le chômage explosa. Les crédits américains, essentiels à la reprise européenne, furent retirés.
- Réactions des gouvernements : Les États-Unis adoptèrent le protectionnisme. D'autres pays (Royaume-Uni, France) introduisirent des tarifs douaniers. En 1931, le Royaume-Uni abandonna l'étalon-or, dévaluant sa monnaie.
- Conséquences sociales : Le chômage de masse devint un fléau. En 1935, la France comptait environ un million de chômeurs. En Allemagne, près d'un tiers de la main-d'œuvre (6 millions) était sans emploi. Au Royaume-Uni, en Suède et en Belgique, plus d'un cinquième des employés étaient sans travail.
Le New Deal et les théories keynésiennes
Aux États-Unis, le président démocrate Franklin Delano Roosevelt appliqua le New Deal à partir de 1933, une nouvelle politique accordant à l'État un rôle économique central. Il lança de grands travaux et posa les bases d'un État-providence avec le Social Security Act en 1935.
- Le New Deal redressa la situation économique et sociale, prouvant l'efficacité des investissements massifs de l'État en temps de crise.
- Ces mesures furent en accord avec les recommandations de l'économiste britannique John Maynard Keynes dans sa Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936).
- Cependant, le New Deal ne suffit pas à sortir totalement les États-Unis de la crise à la veille de la Seconde Guerre mondiale (près de 10 millions de chômeurs en 1938).
Le Front Populaire en France
La crise toucha la France à partir de 1931, favorisant la montée de l'extrême droite. Cette situation conduisit les partis de gauche (Parti communiste, SFIO, Parti radical) à s'unir au sein du Front populaire, qui remporta les élections législatives de mai 1936.
- Léon Blum, le nouveau président du Conseil, poussa le patronat et les syndicats à signer les accords Matignon le 8 juin 1936.
- Ces accords permirent d'importantes avancées sociales : hausse des salaires, création de contrats collectifs, congés payés, semaine de 40 heures.
L'avènement du nazisme en Allemagne : une menace croissante
De 1918 à 1933, l'Allemagne était gouvernée par la République de Weimar. Durement affectée par le Traité de Versailles (pertes territoriales, réparations, occupation de la Ruhr), sa vie politique était agitée par les groupes révolutionnaires.
La crise économique et la montée des extrémismes
La République de Weimar fut frappée de plein fouet par la crise économique de 1929. En 1933, l'Allemagne comptait plus de 6 millions de chômeurs, créant un climat social explosif propice aux groupes radicaux, qui cherchaient des boucs émissaires.
- À gauche, les communistes étaient organisés au sein du KPD (Parti communiste allemand).
- À droite, le NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) dirigé par Adolf Hitler, après un putsch raté en 1923, profita de ce contexte. Son livre Mein Kampf (1925) exposait ses idées racistes (supériorité de la "race aryenne") et son programme.
- Les formations paramilitaires, comme la Sturmabteilung (SA) du parti nazi, entretenaient une violente agitation de rue. D'autres organisations paramilitaires comme le Stahlhelm (nationaliste) et le Reichsbanner (défense de la République) jouaient également un rôle.
- Porté par les difficultés économiques et sociales de la crise de 1929, le NSDAP devint le premier parti d'Allemagne, obtenant 37% des voix aux législatives de 1932.
L'arrivée au pouvoir de Hitler
Le président Hindenburg tenta d'abord de gouverner sans les nazis, nommant Franz von Papen puis le général Schleicher. Mais, après l'échec de ces tentatives, Adolf Hitler fut nommé chancelier par le président Hindenburg le 30 janvier 1933. C'est le début de l'instauration d'un régime totalitaire qui allait plonger l'Europe dans une nouvelle guerre mondiale.
FAQ - L'Europe et le monde entre les deux guerres pour les étudiants
Quel est le contexte général de l'Europe entre les deux guerres ?
L'Europe entre les deux guerres est marquée par un équilibre précaire après la Première Guerre mondiale. Il y a une apparente victoire de la démocratie qui s'installe dans de nombreux pays, mais elle est rapidement menacée par des difficultés économiques (hyperinflation en Allemagne, crise de 1929) et des tensions politiques (réparations allemandes, montée des autoritarismes comme le fascisme en Italie). La période est caractérisée par des tentatives de détente internationale (Locarno, Briand-Kellogg) mais aussi par la fragilité des nouveaux États et la radicalisation des idéologies.
Comment le fascisme s'est-il imposé en Italie dans l'entre-deux-guerres ?
Le fascisme s'est imposé en Italie suite à une "victoire mutilée" et à une profonde instabilité politique et sociale après la Première Guerre mondiale. Le mécontentement populaire, l'agitation révolutionnaire (grèves, occupations de terres) et la peur du communisme ont créé un terreau fertile. Benito Mussolini a su capitaliser sur ces tensions en créant le Parti national fasciste (PNF) et en utilisant la violence de ses "squadre". La "Marche sur Rome" en 1922 a conduit le Roi à lui confier le gouvernement, puis des lois "fascistissimes" ont aboli le régime libéral, établissant une dictature.
Quelles furent les principales conséquences de la crise de 1929 sur l'Europe et le monde ?
La crise de 1929, initiée par le Krach de Wall Street, eut des conséquences dévastatrices. Économiquement, elle entraîna un marasme européen avec une chute de la production industrielle, une déflation et le retrait des crédits américains. Socialement, le chômage de masse explosa partout. Politiquement, la crise favorisa la montée des extrémismes, tant à droite (comme le nazisme en Allemagne) qu'à gauche, et poussa les gouvernements à adopter des politiques protectionnistes. Des tentatives de relance économique, comme le New Deal aux États-Unis ou le Front Populaire en France, furent mises en place mais ne résolurent pas entièrement la crise avant la Seconde Guerre mondiale.
Quel rôle ont joué les relations franco-allemandes dans l'équilibre d'après-guerre ?
Les relations franco-allemandes furent centrales et très tendues après la Première Guerre mondiale, principalement en raison de la question des réparations. La France, épuisée et redoutant une Allemagne revancharde, exigeait le paiement intégral des réparations, ce qui mena à l'occupation de la Ruhr en 1923. Cette tension fut apaisée par des initiatives comme le Plan Dawes (1924) et le Plan Young (1929), qui rééchelonnèrent la dette allemande avec l'aide d'investissements américains. Le Traité de Locarno (1925) et l'entrée de l'Allemagne à la SDN (1926) marquèrent une période de détente et d'apparente réconciliation, essentielle à la stabilité européenne avant la nouvelle montée des périls. Elles sont un élément clé à considérer pour l'analyse de cette période historique.